Centre Missionnaire "La Source" - Toi, oui justement toi, tu as besoin de Jésus!

Témoignage du pasteur Bernd Broese

MERVEILLEUSEMENT SAUVÉ PAR LE CHRIST  
   

Mon père appartenait à une très ancienne famille huguenote, fran­çaise et suisse, du 15èmeou du 16ème siècle, qui a émigré en Pologne. Mes ancêtres ont fondé là-bas une ville, aujourd'hui appelée Brescia, mais qui a eu autrefois pour nom : Briesen, d'après la racine de notre nom - Broese - ­qui désigne le bouleau, l'arbre... Ils se sont ensuite implantés à Gdansk. C'était une famille de commerçants. Mais pendant la seconde guerre mondiale, mon père est devenu professeur de mathématiques, puis a fait huit années supplémentaires d'études pour être chimiste à haut niveau. À la fin de la guerre, il est venu s'installer en Allemagne de l'Ouest car les Russes voulaient mettre la main sur lui, en tant que savant. Il est par­venu à leur échapper. Je suis né là-bas. Puis, nous avons déménagé à Cologne, qui est la ville de mes vraies racines, car je n'ai pas gardé de souvenirs de ma ville natale... Ma recherche de Dieu se divise en deux parties de mon existence. Car tout petit, j'ai cherché Dieu, mais sans trouver de réponse... Mon oncle paternel était superintendant - évêque en quelque sorte -  de l'Église luthérienne allemande. Je l'aimais beaucoup, c'était un « ton­ton » extraordinaire : il habitait un petit village de campagne, m'a appris à grimper aux arbres pour cueillir des prunes, à choisir une bonne bouteille de vin pour la déguster avec de la viande de sanglier, etc., mais il ne m'a jamais parlé de jésus ! Il ne m'a pas apporté les réponses que j'aurais voulu entendre. La foi était davantage pour lui un travail qu'une vocation.  

Une enfance dorée, mais une quête sans réponse.   

 À l'école, j'ai été le premier vrai « protestant», dans la mesure où j'ai protesté contre la façon dont les cours de religion étaient donnés. Le directeur m'a convoqué, et je lui ai expliqué que nous y apprenions « par cœur » des phrases, alors que j'aurais aimé qu'on nous dise qui était Jésus, comment il avait vécu, etc. l'enseignement était trop superficiel et ne donnait toujours pas de réponses à mes interrogations profondes. Heureusement, mon oncle m'avait offert à l'occasion de ma « confirma­tion » un Nouveau Testament en vieille écriture gothique, et laissé en par­ticulier ce verset de l'épître aux Romains (ch. 8, v. 31) :  « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? ».., qui m'ont toujours accompagné. Il faut aussi dire que j'étais la « brebis galeuse » de la famille, ayant toujours grandi à l'ombre de mon frère qui était l'intermédiaire entre mes parents et moi... une ombre dont j'aurais voulu me libérer. Nous vivions dans un très grand appartement de cette très belle ville qu'est Cologne, telle que le chancelier Adenauer l'avait fait rebâtir, avec beaucoup de parcs, de plans d'eau, de verdure... Nous voyagions beaucoup ensemble en voiture - ce qui n'était pas cou­rant à l'époque - car mon père avait acheté une des premières Volkswagen « coccinelle». Nous chantions souvent en famille, mon père jouant très bien du piano... Je crois pouvoir dire que mes parents étaient des « chrétiens » non ­croyants et non-pratiquants... Enfant, j'ai toujours vécu dans cet entou­rage où l'on se dit « chrétien » mais où il est considéré comme naturel qu'on ne vive pas en chrétien.       Mon père était originaire de l'est de la Prusse: un homme très droit, qui nous a éduqués dans cette droiture - je dis aujourd'hui : heureuse­ment! - même si cela s'est parfois traduit par quelques coups de baguette. . . bien mérités!       Le premier tournant de ma vie a été mon entrée dans une école où le rugby était roi.Je me suis lancé dans ce sport. Puis, j'ai passé mon brevet d'entraîneur. Cela a été pour moi une bonne école, mais a aussi pris tout mon temps. j'ai entraîné une petite équipe, qui a obtenu quelques beaux résultats. J'ai achevé mes études, mais uniquement pour plaire à mes parents: les bureaux n'étaient  pas faits pour moi. . .   

Le luxe, les «  plaisirs »et les ruines d'une vie gâchée.   

 J'ai donc appris un autre métier, dans plusieurs grandes maisons: le commerce. Puis, j'ai voulu lancer ma propre affaire; et c'est là que j'ai commencé à tomber dans ce qui était pour moi un piège: j'ai voulu gagner de l'argent  « à l'Américaine », en plaçant le travail sur un piédestal, le faisant passer avant tout... Pour me payer une petite Porsche, ou une grosse Mercedes, etc. je me suis mis à vivre pour le travail et l'argent, sacrifiant tout le reste à cela. Et je l'ai payé très cher par la suite... Mais à cette époque-là, j'étais rempli d'orgueil. Je ne veux pas m'étendre sur cette époque de ma vie dont j'ai honte aujourd'hui, ce qui n'était pas le cas alors, Et c'est cela qui est terrible : j'étais dans les griffes de Satan sans même le réaliser! j'ai donc été « dans le monde ». N'ayant pas trouvé de réponses à mes interrogations sur Dieu, je m'y suis vraiment plongé. J'avais monté des sociétés….. Ces activités me mettaient en relation avec les lieux de prostitution dans toute la région. Cela m'a conduit dans une vie de débauche... Je passais mes soirs dans les « boîtes de nuit huppées » et n'achetais que des grosses voitures; je ne mangeais que dans les grands restaurants, et ne portais que des vêtements de prix: cravates décorées à la main... j'étais fasciné par le pouvoir que me donnait, de 25 à 28 ans, l'argent que je gagnais. Mais ma vie intérieure, ma vie privée tout entière, en dehors du tra­vail, s'émiettait de plus en plus. Au point que ma mère m'a dit un jour : « Je ne te reconnais plus. Tu n'es plus mon fils.» Ma vie s'est effondrée. Mon foyer s'est brisé. Mon père et ma mère ne voulaient plus de moi comme fils. Je n'avais pas revu mon frère depuis des années… toute ma vie n'était que ruines autour de moi.     Je me suis alors demandé : « Mais à quoi ça sert tout cela. .. ? » Et j'ai tout laissé: les bureaux, les meubles, la belle voiture... et je suis parti, dans l'espoir de recommencer une autre vie quelque part. C'était une fuite, mais aussi la recherche d'une paix intérieure... .     J'ai erré dans tous les pays d'Europe pendant plusieurs années, travaillant ici et là, à n'importe quoi, pour survivre.    

L'errance du clochard croise le chemin de Dieu... .   

 Puis un jour, n'ayant presque plus d'argent, pas de voiture, ni rien hor­mis mes deux petites valises, je suis remonté en train du Portugal jusqu'à Cambrai, par Marseille... Abattu, à bout de tout, je suis entré dans une église catholique. Je me suis tenu là, devant tous ces cierges allumés, devant une statue de « la Vierge », et j'ai essayé de parler à Dieu. Mais quelque chose m'a poussé dehors. Je suis donc sorti et j’ai marché au hasard des rues. Je serais incapable de retracer mon chemin. Mais je suis soudain passé devant une façade qui portait une croix blanche...  j'ai frappé. Le pasteur de cette église baptiste charismatique m'a tout d'abord dit qu'il devait s'absenter pour une visite importante, mais voyant que j'avais vraiment besoin de quelque chose, il m'a fait entrer. Nous avons conversé, avec le peu de français que j'avais conservé depuis ma scola­rité... puis il m'a dit que l'épouse du pasteur de Roubaix parlait allemand et m'a conduit à la gare. À Roubaix, cette dame est venue m'accueillir à la gare. Je suis allé au «  coffee bar» chrétien que tenait cette église. Et je suis resté là-bas huit mois, tout d’abord logé au « coffee bar », puis chez deux familles. L’amour merveilleux dont les frères et soeurs de cette église m'ont entouré m'a bouleversé. ., Pourtant, je suis reparti au bout de ces huit mois. Et jamais je n'oublie­rai le regard du pasteur, M. l'Hermenaut à mon départ; sa tristesse pour moi. Parce qu'il n'avait vu aucun changement en moi. Mais trois ans plus tard, après ma conversion, je suis retourné dans cette église de Roubaix témoigner de ce que leur amour fraternel avait représenté dans mon cheminement vers Dieu, et les encourager à persévé­rer dans cet accueil même si les résultats ne sont pas immédiats, car ce sont des graines semées pour l'avenir. Mais, après ce temps à Roubaix, je suis retourné en Allemagne, à Mu­nich.     J'avais compris intellectuellement que Dieu est vivant, mais pas avec le coeur. Et j'ai replongé dans «le monde ». J'ai trouvé du travail de vente au porte-à-porte, beaucoup de fraude, de mensonges, de psychologie pour extorquer de l'argent aux vieilles personnes surtout, qui m'a permis d’acheter une petite voiture. Puis j'ai été coursier, Des amis m'ont un jour proposé de les suivre jusqu'à Bordeaux. Et je les ai suivis sans trop savoir pourquoi... Là-bas, nous nous sommes séparés après quelques temps, car nous ne nous entendions pas très bien. Je suis devenu « clochard ». Je dormais à la gare. Un jour, en septembre 1986, j'ai fait 50 kilomètres à pied pour aller faire les vendanges à Pauillac, sans y trouver de travail!     

Délivré de l'alcool et du tabac en un instant.     

 Rentré à Bordeaux, à nouveau déprimé, je suis pour la première fois entré dans une église du Mouvement de Pentecôte, pour assister au culte, parce qu'on peut s'y asseoir gratuitement, sans être mis à la porte.          Après le culte, je suis allé au café du coin de la rue pour boire un grand « Café crème » et fumer une cigarette...      Mais tout à coup, j'ai jeté cette cigarette, laissé là la tasse à moitié pleine de café, et suis retourné dans l'église. Le prédicateur du jour m'a tout simplement demandé si je voulais partager leur repas familial. Personne ne m'avait invité à manger depuis de longues années! Et là, pour la première fois en 20 ans, je n'ai pas fumé pendant trois heures d'affilée - car il faut aussi ajouter que pendant 20 ans, j'ai fumé 3 à 4 paquets de cigarettes par jour, des grands cigares - des « Brisago» - et la pipe, énormément !      Il m'est arrivé aussi dans les « 3ème mi-temps » de rugby, de boire 10 litres d'alcool en une nuit...      Et je sais que si le Seigneur ne m'avait pas délivré de cela, je serais aujourd'hui alcoolique au dernier degré.      Après ce repas, je me suis rendu dans un cimetière et j'ai dit à Dieu:      « Dieu, si tu existes, montre-le moi et délivre-moi du tabac. Je te promets que je te suivrais toute ma vie et je ne fumerai plus jamais si tu m'en donnes la force. Mais il faut que toi, tu me donnes cette force... »      Sans le réaliser, pour la première fois, je m'adressais à Dieu comme s'il se trouvait à mes côtés! J'ai jeté mon dernier paquet de « Marlboro ». Et soudain, j'ai senti comme si un voile m'était enlevé. Le désir de fumer a disparu pour toujours, et­ c'est extraordinaire - Dieu m'a enlevé en même temps le goût de l'alcool. Moi, qui pouvais en boire des quantités, quelques gouttes suffisent à me donner des maux de tête pour toute la nuit, sauf le vin de la Sainte Cène, détail qui pour moi a une grande importance. De ce cimetière, j'ai dû aller directement à l'hôpital, brusquement saisi par les douleurs terribles de colites néphrétiques! On m'a enlevé trois calculs aux reins. Et comme l'on n'a trouvé sur moi aucune autre adresse que celle du pasteur Michel Schulz qui m'avait in­vité à manger, c'est à lui qu'on a téléphoné. Il est venu me voir avec son fils. Nous avons conversé, avec difficulté à cause de mon Français déficient. Puis il a proposé de prier avec moi. j'ai regardé alentour avec gêne, pour voir si quelqu'un pouvait nous entendre ou nous voir, avant d'accepter. Il a prié d'une manière extraordinaire, pour moi à l'époque, comme si Dieu était là dans la chambre, au pied de mon lit. Puis il m'a dit: « Bernard, si tu as un problème, appelle-moi. »       

Le plus fort des témoignages   

 Peu après être sorti de l'hôpital, je me sentais moralement au plus mal. Le fait d'être à la rue constitue un premier obstacle aux relations avec les gens... et s'y ajoutait pour moi celui de la langue. Si bien qu'on peut être vraiment seul dans une grande foule.      À l’époque, je ne savais pas où aller. Aujourd'hui je le sais.      J'étais entré dans des églises catholiques, protestantes... où j'avais reçu beaucoup de bonnes paroles. J'ai donc téléphoné au pasteur Michel Schulz... il avait quatre jeunes enfants, et sa femme et lui hébergeaient déjà une jeune fille, mais je pouvais venir pour huit jours. Il est venu me chercher en voiture, est allé près de la gare prendre mes dernières hardes, et m'a installé un petit lit pliant dans son propre bureau, au 5éme étage d'un H.L.M...      Il ne m'a pas beaucoup parlé de l'amour du prochain, mais il me l'a démontré en actes. Et c'est ce témoignage-Ià qui est le plus fort.      Je ne suis pas resté huit jours, mais des mois. Je me suis converti à Jésus-Christ en novembre 1986, et j'ai été baptisé le 15 mars 1987. j'ai retrouvé un travail, à la chaîne, chez un constructeur automobile. j'avais depuis longtemps perdu l'envie d'avoir une place brillante... Ce frère pasteur m'a aussi appris autre chose: à chercher les réponses à mes  questions  dans la Bible. Il ne me disait jamais: « fais ceci ou cela » mais : «  regarde dans la Bible, c'est écrit». Puis j'ai pu trouver un petit appartement. J'étais devenu comme l'un des leurs. Je crois qu'il avait vu que j'étais sérieux...      J'avais une telle soif de Dieu que j'allais partout où se tenaient des réunions. Avec un frère en Christ d'origine centrafricaine, je me suis bientôt mis à tenir un stand biblique. Nous allions partout parler de Dieu grâce à la petite voiture qu'une sœur du Puy-de-Dôme m'avait donnée. J'ai vu disparaître de ma vie toutes les difficultés, psychologiques et autres, qui s'étaient accumulées au cours des années. Ma vie se reconstruisait!  

«Je ne te reconnais plus! »… m’a dit ma mère…  

 J'ai donc voulu fonder un foyer, car je me trouvais seul. Et Dieu m'a gardé et conduit en cela. J'ai rencontré une jeune femme française, ayant vécu au Cameroun, d'où elle avait dû rentrer en chaise roulante, après avoir été handicapée à la suite d 'une chute dans son enfance. .. Elle souffrait à l’époque où nous nous sommes connus, d'un mal semblable à l'épilepsie, mais différent, et pouvait tomber jusqu'à 30 fois par jour. Elle s'est convertie peu avant d'être rapatriée. Nous nous sommes mariés en décembre 1988. Une de mes plus grandes joies a été de pouvoir reprendre contact avec mes parents, après une dizaine d'années de séparation totale. Ils m’avaient déshérité..., mais je leur ai un jour téléphoné et ils m'ont dit que je pouvais venir. Nous sommes partis, ma femme et moi. J'étais bouleversé de les revoir après toutes ces années... Au moment où nous arrêtions notre vieille Ford Taunus devant leur maison, j'ai vu les stores bouger. Ils m'ont dit plus tard qu'ils s'étaient attendus à voir sortir une sorte de hippie aux cheveux longs...      Passés les premiers moments, ma mère m'a dit: « Je ne te reconnais plus : tu ne bois plus, tu ne fumes plus, ton langage a changé...» Ma femme et mes parents sont devenus les plus proches des amis. Et chaque fois que nous sommes retournés là-bas, nous avons vécu des moments merveilleux. Mes relations avec mes parents sont devenues beaucoup plus fortes depuis que je me suis tourné vers Dieu! Mon père est aujourd'hui décédé, mais ma mère aussi. Il faut que je précise aussi que j'ai été arrêté à la frontière allemande lors d’un voyage, Car, avant de partir d'Allemagne des années auparavant  j'avais été condamné à deux mois de prison préventive pour une affaire de fisc, puis j'avais quitté le pays...      Mais, après ces années, je ne comprenais pas pourquoi on m'arrêtait ainsi. En réalité, c'était toujours la même affaire. J'ai donc été incarcéré pendant assez longtemps: il fallait ressortir tout le dossier, faire des recherches, des vérifications sur ma domiciliation en France...     J'ai été transféré de prison en prison, jusqu'à celle de Cologne, avant que toute cette affaire soit classée.     Mais cela a été une merveilleuse occasion pour témoigner du Christ aux prisonniers!   

Dieu m'a rendu tout ce que Satan m'avait pris.   

 Je ne peux raconter toutes les grâces que le Seigneur nous a faites, mais je veux dire encore que moi-même et ma femme avons été guéris: ma femme, pour qui nous avons beaucoup prié, ne tombe plus aujour­d'hui, sauf en cas d'extrême fatigue. Elle qui est arrivée en chaise roulante a pu faire du vélo, courir...! Elle confectionne tous mes vêtements, jardine, travaille chez un particulier... C'est incroyable! Nous avons vu beaucoup de miracles!     Dieu m'a rendu tout ce que Satan m'avait pris.     Je ne suis pas très riche depuis que je connais le Seigneur, c'est peu dire, mais il a toujours pourvu extraordinairement à nos besoins quotidiens. Il nous est arrivé de ne plus avoir un franc en poche pour acheter un morceau de pain... et c'est à ces moments-là que surgissaient des frères et soeurs, nous apportant de tout, y compris du foie gras! Le Seigneur nous a littéralement donné une maison, car nous voulions déménager pour nous rapprocher de l'église tzigane où nous allions. J'étais au chômage à ce moment-là, et donc dans l'impossibilité d'obtenir un crédit. Mais la propriétaire nous a laissé un terrain de deux hectares pour une « bouchée de pain », tout en nous permettant de l'occuper immé­diatement ! Notre ancien propriétaire nous a avancé les « frais de notaire », que nous avons vite remboursés. Et des frères gitans nous ont donné un mobil home! Petit à petit nous avons construit une petite maison en bois, grâce à la mairie de la commune, qui a écrit à la D.D.E. en notre faveur et a fait paraître un article dans la presse pour que nous puissions habiter là, sur ce terrain agricole! Ce lieu est pour moi un « petit coin de paradis» où des frères et soeurs viennent parfois se ressourcer. J'ai trouvé, à cause de ma taille, un emploi dans des services de sécu­rité. Ce n'est pas facile, parce qu'on me met toujours là où les risques sont les plus grands. Je ne veux pas me battre, parce que je suis chré­tien... mais même les moments les plus tendus, dans les zones les plus mal famées, face à des trafiquants de drogue couteau en main, se sont bien terminés. Dieu veille ! Et je peux rendre témoignage à Jésus-Christ.      Mes frères tziganes m'ont appris beaucoup de choses.   

II faut  « ajouter de la vie à nos années...»   

 Depuis quelques années, je sens que le Seigneur m'appelle à entrer dans un service pour annoncer l'Evangile dans cette région où je suis, et qui ne compte aucune église évangélique à des dizaines de kilomètres à la ronde. J'ai été un peu lent à le réaliser, à le croire, mais Dieu a insisté.     Je tiens aussi à parler, même si c'est brièvement, du Centre Mission­naire de Carhaix, en Bretagne. Nous y sommes venus participer à des retraites spirituelles depuis six ans, avec prudence la première fois, parce qu'il y a des lieux de  «  retraites spirituelles » où celles-ci sont un paravent à des sollicitations financières. Le masque est beau, mais la réalité l'est moins quand on gratte un peu... L’accueil que nous avons reçu au Centre Missionnaire de Carhaix, les bénédictions spirituelles... m'ont fait penser que c'était trop beau pour être vrai, car je n'avais pas encore trouvé une oeuvre où paroles et actes s'accordent jusque dans les détails.     Avant de venir la deuxième fois, je me suis dit que j'allais voir s'il s'agissait la première fois de circonstances favorables...     Mais j'ai encore été séduit. Et depuis lors, je me régale à chaque fois!     On joue trop avec Dieu aujourd'hui dans les églises. On prend trop de « libertés » avec Sa Parole. Et cela devient grave. On fait trop de spectacles, de fêtes, de théâtre... Jésus aurait pu le faire aussi, mais il a dit: «Toi, viens et suis-moi». II y aurait tant de choses à évoquer pour rendre témoignage et gloire à Dieu, pour tout ce qu'Il fait dans ma vie, toutes les expériences que j'ai faites! J'ai vécu une enfance dorée - nous avions nurse et femme de ménage à la maison - une jeunesse riche, fréquentant des milieux très bourgeois; puis j'ai vécu en clochard... Je sais ce que signifie avoir assez, et n'avoir rien ! Il ne s'agit pas d'ajouter des années à notre vie, mais de la vie à nos années, comme on le dit. Et c'est aussi vrai spirituellement .

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Ce témoignage a été écrit il y a bien des années. Aujourd’hui en mars 2013 je veux ajouter ce qui est arrivé après.Il faut dire aussi, que je raconte seulement les grands traits car sinon ce serais devenu un livre. Tellement le Seigneur Jésus a remplit et enrichi notre vie. Après ces événements, j’ai fait connaissance avec Jean Bikoumou, un apôtre, venu de Congo Brazzaville en France. Grace à lui, j’ai fais des études avec ma femme, et mon appel de Dieu est devenu réalité. Il m’a consacré au ministère de pasteur le 28 aout 2004 à l’église EPAC à Cenon. Aujourd’hui, je suis pasteur d’une église de maison et SA grâce est sur nous.Ma prière est, qu’il nous garde petit et humble et que nous pouvons, avec nos frères et sœurs, marcher fidèlement sur le chemin de la sanctification. Merci à tous et à toutes, qui m’ont aidés, supportés, parfois freinés, parfois poussés,  mais toujours dirigés avec beaucoup d’amour dans la direction de Dieu.Beaucoup d’autres témoignages vont suivre, car le Seigneur a fait des grandes choses dans notre vie.A lui soit toute la gloire, la puissance et l’honneur, au siècle des siècles, Amen !

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Témoignage de la diaconesse Yvette Broese



je suis née dans une famille catholique pratiquante , l'ainée de sept enfants j'allais à l'école privé ou il y avait un enseignement religieux.C'était la matière que je préférais le plus.A l'age de seize ans il y eu dans la boîte aux lettres, un avis de passage d'un missionnaire,on n'a pas cherché d'où ils venaient mais dans mon esprit le mot missionnaire veut dire parler de Jésus et mon coeur était dans la joie.Nous les avons écoutés puis suivis à leur réunions. ( c'était des mormons)avec le recul, je sais combien Dieu m'a gardé .J'ai donc passé toute ma jeunesse chez les mormons, ou je me plaisais, mais cela ne m 'a pas évité de vivre dans le péché, me sentant sale, je ne voulais plus aller à l'église, car c'était pour moi un lieu saint, c'est ainsi que j'allais d'échec en échec, m'étant ma confiance en l'homme plus qu'en Dieu.Je voulais me marier avec un mormon comme on me l'avait enseigné pendant des années.J'ai connue mon premier mari à l'église donc je suis tombé enceinte, cet homme c'est avéré par la suite un véritable escroc, un menteur et un fainéant, ma vie de couple commençais très mal , et je n'ai a aucun moment chercher l'appuie de Dieu, cela nous était pas enseigné.Quand je fus enceinte de mon deuxième enfant, nous nous sommes séparés, je me suis mis en ménage avec un autre camerounais et là c'était un homme qui travaillé beaucoup mais qui buvait,me trompait et me batti, c'était a nouveau l'horreur, avec des hauts et des basai.J'ai eu mon troisième enfant, et quand il a eu trois ans, son papa est rentré au pays, je devais le rejoindre deux années après pensant que une fois chez lui, ça serais beaucoup mieux.

Après avoir tout vendu nous sommes partis au Cameroun , au début c'était bien, mais bien vite le naturel à repris le dessus.J'avais une belle mère et cinq belles soeurs qui ne m'aimaient pas et qui étaient très méchantes avec moi.C'est à ce moment là que Dieu intervient dans ma vie, quand j'étais au fond du gouffre rejetais par tous heureusement j'avais mes enfants, ils voyaient eux aussi la méchanceté et ils souffraient.Notre maison était a coté de la maison de la belle famille, et nous avions en commun le puits qui était au milieu de la cour, et les toilettes au fond de la cour ainsi qu'un endroit derrière une tôle pour se doucher, c'est pourquoi j'avais la belle famille tout le temps sur le dos .Je voyais que une fois par semaine ils faisaient une réunion, je les entendais chanter des cantiques, je savais aussi qu'ils priaient, mais on ne m'invitaient jamais, d'autre part je me voyais mal prier avec eux, alors qu'il y avait de la méchanceté et de la mésentente, puis j'ai fais cette prière « Seigneur si tu veux que j'y aille,que ça soit la personne qui est très méchante avec moi qui m'invite. Le lendemain elle m'a invité, mais en passant par ma fille, c'est comme cela que j'ai entendu l'évangile pour la première fois.On nous faisait lire des passages dans la bible et je me souvient qu'en lisant j'ai éclaté en sanglot, je trouvais les paroles de Jésus tellement douce, moi qui avait soif d'amour, je sentait l'amour de Jésus sur moi, par la suite je suis allée à l'église le dimanche avec mes enfants, j'étais très touché par la parole, à la fin du culte on a fait un appel pour ceux qui veulent donner leur coeur a Jésus, je me suis levée et je me suis inscrit pour le baptême.  

Jusqu'à ce jour je ne regrette rien, les complications ont commencé à partir du jour ou j'ai pris mon engagement, je devais choisir entre Dieu et mon compagnon, mais ma préférence étais pour mon Dieu. Ensuite c'était les privations comme « si tu as besoin d'argent demande à ton Dieu »pour eux j'étais la femme blanche et ils n'avaient rien a faire avec moi, c'était leur propre paroles.Pendant un temps mon compagnon partais du vendredi après le travail jusqu'au lundi matin, je ne disais rien et supportais, c'est pourquoi ne trouvant aucun motif pour me mettre dehors, pendant que j'étais au travail il met les valises sur le lit et dit aux enfants, quand il revient il faut que nous soyons partis. Quand il est rentré dans la nuit il s'est fâché en nous voyant dormir, le matin il part en fermant tout a clef.Je suis donc allé au consulat qui nous à mis a la procure, c'est des chambres d'hôte, a la mission catholique, le temps qu'ils reçoivent notre billet d'avion par la valise diplomatique.C'est à ce moment là que j'ai attrapée le palu. Je ne pouvais plus manger, avec une énorme fièvre,jusqu'au convulsion, je pensais que j'allais mourir,le pasteur est venu et m'a emmené à l'hôpital, ou l'on m'a fais une injection mais je ne tenais plus debout, avec des crises d 'épilepsie.Quand ce fut le jour du départ on à refusé de me prendre dans l'avion, il voulais un certificat médical, je ne pesais plus que quarante sept kilos et vraiment pas belle a voir.

Arrivé à Bordeaux toute ma famille était là, je suis arrivé dans un fauteuil roulant mon corps refusait de marcher, je le désirais mais chaque fois, je tombais.Je suis allé à l'hôpital mais je suis sortie telle que j'étais entrée à savoir sur un fauteuil roulant.J'étais chez mes parents, avec mes enfants, c'est là que dans le jardin, j'ai réappris à marcher, tout d'abord assise sur une chaise de camping, quand je me levais pour faire quelques pas, je levais le siège avec moi, mais au bout de trois pas je devais me rasseoir .Plus tard j'allais faire les courses avec maman et je prenais appuis sur le caddy. Je ne pouvais marcher seule.Je continuais à aller à l'église et je m'appuyais sur les promesses de mon Dieu.Deux ans c'était écoulés depuis mon retour, je pouvais marcher seule dans la maison et dans le jardin, pour le reste j'avais peur et la peur provoquais des chutes.C'est dans cette période que Dieu à répondus à une de mes attentes, en effet je désirais refaire ma vie, avoir un mari qui m'aime et sur lequel je puisse m'appuyer.

Un jour j'ai demandé à la femme du pasteur un verset biblique, pour mettre sur un tableau, elle m'écrit sur un bout de papier « fais de l'Éternel tes délices et il te donnera ce que ton coeur désire »j'ai glissé ce papier dans ma bible, mais le matin avant que je me lève, le papier était sous mes yeux,sur la moquette, il avait glissé de ma bible,mais quand je l'ai vue, on aurais dit qu'il étais en or, il m'a touché au plus profond de moi même et j'ai dit « Seigneur,j'ai compris, c'est toi qui feras tout, car je vais faire de toi mes délices »j'ai appelé un frère pour savoir ou il y avait des réunions, je voulais en manquer aucune, je voulais mettre ma priorité sur mon Dieu telle que la parole me l'à dit.Nous somme allé à un rassemblement de chrétiens, et il y avait un frère qui faisait la sécurité, je le voyais au réunions à l'église, mais cela n'allais pas plus loin . Et pourtant c'est lui que le Seigneur avait choisi de me donner comme mari.Nous nous sommes fréquenté, puis il m'a emmené en Allemagne pour me présenter a ses parents.Cela fais maintenant vingt deux ans que nous somme marié, j'ai eu pour la première fois des beaux parents formidables qui m'aimaient beaucoup, le Seigneur a permis que nous puissions bénéficier quatre années d'école biblique afin de nous mettre au service du Seigneur.

J'ai un mari merveilleux qui m'aime et sur qui je peux compter, le Seigneur ne donne que de bonnes choses, il pourvoie a nos besoins de chaque jour, je luis rend grâce de tout ses bienfaits, de l'amour qu'il nous donne et des expériences que nous faisons avec lui, en plus et c'est ce qui est merveilleux je sais qu'il m'a pardonné tout mes péchés ,cette vie si misérable sans lui,je lui donne toute la gloire, MERCI SEIGNEUR.


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