Centre Missionnaire "La Source"

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 Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire.....


                                                                                  Eph 3:20-21



Tempoignage de Bernd Broese



Ce temoignage a pour but de montrer la puissance, la patience et l'amour incroyable de Dieu!


Mon père appartenait à une très ancienne famille huguenote, fran­çaise et suisse, du 15èmeou du 16ème siècle, qui a émigré en Pologne. Mes ancêtres ont fondé là-bas une ville, aujourd'hui appelée Brescia, mais qui a eu autrefois pour nom : Briesen, d'après la racine de notre nom - Broese - ­qui désigne le bouleau, l'arbre... Ils se sont ensuite implantés à Gdansk. C'était une famille de commerçants. Mais pendant la seconde guerre mondiale, mon père est devenu professeur de mathématiques, puis a fait huit années supplémentaires d'études pour être chimiste à haut niveau. À la fin de la guerre, il est venu s'installer en Allemagne de l'Ouest car les Russes voulaient mettre la main sur lui, en tant que savant. Il est par­venu à leur échapper. Je suis né là-bas. Puis, nous avons déménagé à Cologne, qui est la ville de mes vraies racines, car je n'ai pas gardé de souvenirs de ma ville natale... Ma recherche de Dieu se divise en deux parties de mon existence. Car tout petit, j'ai cherché Dieu, mais sans trouver de réponse... Mon oncle paternel était superintendant - évêque en quelque sorte -  de l'Église luthérienne allemande. Je l'aimais beaucoup, c'était un « ton­ton » extraordinaire : il habitait un petit village de campagne, m'a appris à grimper aux arbres pour cueillir des prunes, à choisir une bonne bouteille de vin pour la déguster avec de la viande de sanglier, etc., mais il ne m'a jamais parlé de jésus ! Il ne m'a pas apporté les réponses que j'aurais voulu entendre. La foi était davantage pour lui un travail qu'une vocation.  


Une enfance dorée, mais une quête sans réponse.   


 À l'école, j'ai été le premier vrai « protestant», dans la mesure où j'ai protesté contre la façon dont les cours de religion étaient donnés. Le directeur m'a convoqué, et je lui ai expliqué que nous y apprenions « par cœur » des phrases, alors que j'aurais aimé qu'on nous dise qui était Jésus, comment il avait vécu, etc. l'enseignement était trop superficiel et ne donnait toujours pas de réponses à mes interrogations profondes. Heureusement, mon oncle m'avait offert à l'occasion de ma « confirma­tion » un Nouveau Testament en vieille écriture gothique, et laissé en par­ticulier ce verset de l'épître aux Romains (ch. 8, v. 31) :  « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? ».., qui m'ont toujours accompagné. Il faut aussi dire que j'étais la « brebis galeuse » de la famille, ayant toujours grandi à l'ombre de mon frère qui était l'intermédiaire entre mes parents et moi... une ombre dont j'aurais voulu me libérer. Nous vivions dans un très grand appartement de cette très belle ville qu'est Cologne, telle que le chancelier Adenauer l'avait fait rebâtir, avec beaucoup de parcs, de plans d'eau, de verdure... Nous voyagions beaucoup ensemble en voiture - ce qui n'était pas cou­rant à l'époque - car mon père avait acheté une des premières Volkswagen « coccinelle». Nous chantions souvent en famille, mon père jouant très bien du piano... Je crois pouvoir dire que mes parents étaient des « chrétiens » non ­croyants et non-pratiquants... Enfant, j'ai toujours vécu dans cet entou­rage où l'on se dit « chrétien » mais où il est considéré comme naturel qu'on ne vive pas en chrétien.       Mon père était originaire de l'est de la Prusse: un homme très droit, qui nous a éduqués dans cette droiture - je dis aujourd'hui : heureuse­ment! - même si cela s'est parfois traduit par quelques coups de baguette. . . bien mérités!       Le premier tournant de ma vie a été mon entrée dans une école où le rugby était roi.Je me suis lancé dans ce sport. Puis, j'ai passé mon brevet d'entraîneur. Cela a été pour moi une bonne école, mais a aussi pris tout mon temps. j'ai entraîné une petite équipe, qui a obtenu quelques beaux résultats. J'ai achevé mes études, mais uniquement pour plaire à mes parents: les bureaux n'étaient  pas faits pour moi. . .   


Le luxe, les «  plaisirs »et les ruines d'une vie gâchée.   


 J'ai donc appris un autre métier, dans plusieurs grandes maisons: le commerce. Puis, j'ai voulu lancer ma propre affaire; et c'est là que j'ai commencé à tomber dans ce qui était pour moi un piège: j'ai voulu gagner de l'argent  « à l'Américaine », en plaçant le travail sur un piédestal, le faisant passer avant tout... Pour me payer une petite Porsche, ou une grosse Mercedes, etc. je me suis mis à vivre pour le travail et l'argent, sacrifiant tout le reste à cela. Et je l'ai payé très cher par la suite... Mais à cette époque-là, j'étais rempli d'orgueil. Je ne veux pas m'étendre sur cette époque de ma vie dont j'ai honte aujourd'hui, ce qui n'était pas le cas alors, Et c'est cela qui est terrible : j'étais dans les griffes de Satan sans même le réaliser! j'ai donc été « dans le monde ». N'ayant pas trouvé de réponses à mes interrogations sur Dieu, je m'y suis vraiment plongé. J'avais monté des sociétés….. Ces activités me mettaient en relation avec les lieux de prostitution dans toute la région. Cela m'a conduit dans une vie de débauche... Je passais mes soirs dans les « boîtes de nuit huppées » et n'achetais que des grosses voitures; je ne mangeais que dans les grands restaurants, et ne portais que des vêtements de prix: cravates décorées à la main... j'étais fasciné par le pouvoir que me donnait, de 25 à 28 ans, l'argent que je gagnais. Mais ma vie intérieure, ma vie privée tout entière, en dehors du tra­vail, s'émiettait de plus en plus. Au point que ma mère m'a dit un jour : « Je ne te reconnais plus. Tu n'es plus mon fils.» Ma vie s'est effondrée. Mon foyer s'est brisé. Mon père et ma mère ne voulaient plus de moi comme fils. Je n'avais pas revu mon frère depuis des années… toute ma vie n'était que ruines autour de moi.     Je me suis alors demandé : « Mais à quoi ça sert tout cela. .. ? » Et j'ai tout laissé: les bureaux, les meubles, la belle voiture... et je suis parti, dans l'espoir de recommencer une autre vie quelque part. C'était une fuite, mais aussi la recherche d'une paix intérieure... .     J'ai erré dans tous les pays d'Europe pendant plusieurs années, travaillant ici et làà n'importe quoi, pour survivre.    


L'errance du clochard croise le chemin de Dieu... .   


 Puis un jour, n'ayant presque plus d'argent, pas de voiture, ni rien hor­mis mes deux petites valises, je suis remonté en train du Portugal jusqu'à Cambrai, par Marseille... Abattu, à bout de tout, je suis entré dans une église catholique. Je me suis tenu là, devant tous ces cierges allumés, devant une statue de « la Vierge », et j'ai essayé de parler à Dieu. Mais quelque chose m'a poussé dehors. Je suis donc sorti et j’ai marché au hasard des rues. Je serais incapable de retracer mon chemin. Mais je suis soudain passé devant une façade qui portait une croix blanche...  j'ai frappé. Le pasteur de cette église baptiste charismatique m'a tout d'abord dit qu'il devait s'absenter pour une visite importante, mais voyant que j'avais vraiment besoin de quelque chose, il m'a fait entrer. Nous avons conversé, avec le peu de français que j'avais conservé depuis ma scola­rité... puis il m'a dit que l'épouse du pasteur de Roubaix parlait allemand et m'a conduit à la gare. À Roubaix, cette dame est venue m'accueillir à la gare. Je suis allé au «  coffee bar» chrétien que tenait cette église. Et je suis resté là-bas huit mois, tout d’abord logé au « coffee bar », puis chez deux familles. L’amour merveilleux dont les frères et soeurs de cette église m'ont entouré m'a bouleversé. ., (Pourtant, je suis reparti au bout de ces huit mois. Et jamais je n'oublie­rai le regard du pasteur, M. l'Hermenaut à mon départ; sa tristesse pour moi. Parce qu'il n'avait vu aucun changement en moi. Mais trois ans plus tard, après ma conversion, je suis retourné dans cette église de Roubaix témoigner de ce que leur amour fraternel avait représenté dans mon cheminement vers Dieu, et les encourager à persévé­rer dans cet accueil même si les résultats ne sont pas immédiats, car ce sont des graines semées pour l'avenir. Mais, après ce temps à Roubaix, je suis retourné en Allemagne, à Mu­nich. )    J'avais compris intellectuellement que Dieu est vivant, mais pas avec le coeur. Et j'ai replongé dans «le monde ». J'ai trouvé du travail de vente au porte-à-porte, beaucoup de fraude, de mensonges, de psychologie pour extorquer de l'argent aux vieilles personnes surtout, qui m'a permis d’acheter une petite voiture. Puis j'ai été coursier, Des amis m'ont un jour proposé de les suivre jusqu'à Bordeaux. Et je les ai suivis sans trop savoir pourquoi... Là-bas, nous nous sommes séparés après quelques temps, car nous ne nous entendions pas très bien. Je suis devenu « clochard ». Je dormais à la gare. Un jour, en septembre 1986, j'ai fait 50 kilomètres à pied pour aller faire les vendanges à Pauillac, sans y trouver de travail!     


Délivré de l'alcool et du tabac en un instant.     


 Rentré à Bordeaux, à nouveau déprimé, je suis pour la première fois entré dans une église du Mouvement de Pentecôte, pour assister au culte, parce qu'on peut s'y asseoir gratuitement, sans être mis à la porte.          Après le culte, je suis allé au café du coin de la rue pour boire un grand « Café crème » et fumer une cigarette...      Mais tout à coup, j'ai jeté cette cigarette, laissé là la tasse à moitié pleine de café, et suis retourné dans l'église. Le prédicateur du jour m'a tout simplement demandé si je voulais partager leur repas familial. Personne ne m'avait invité à manger depuis de longues années! Et là, pour la première fois en 20 ans, je n'ai pas fumé pendant trois heures d'affilée - car il faut aussi ajouter que pendant 20 ans, j'ai fumé 3 à 4 paquets de cigarettes par jour, des grands cigares - des « Brisago» - et la pipe, énormément !      Il m'est arrivé aussi dans les « 3ème mi-temps » de rugby, de boire 10 litres d'alcool en une nuit...      Et je sais que si le Seigneur ne m'avait pas délivré de cela, je serais aujourd'hui alcoolique au dernier degré.      Après ce repas, je me suis rendu dans un cimetière et j'ai dit à Dieu:      « Dieu, si tu existes, montre-le moi et délivre-moi du tabac. Je te promets que je ne fumerai plus jamais si tu m'en donnes la force. Mais il faut que toi, tu me donnes cette force... »      Sans le réaliser, pour la première fois, je m'adressais à Dieu comme s'il se trouvait à mes côtés! J'ai jeté mon dernier paquet de « Marlboro ». Et soudain, j'ai senti comme si un voile m'était enlevé. Le désir de fumer a disparu pour toujours, et­ c'est extraordinaire - Dieu m'a enlevé en même temps le goût de l'alcool. Moi, qui pouvais en boire des quantités, quelques gouttes suffisent à me donner des maux de tête pour toute la nuit, sauf le vin de la Sainte Cène, détail qui pour moi a une grande importance. De ce cimetière, j'ai dû aller directement à l'hôpital, brusquement saisi par les douleurs terribles de colites néphrétiques! On m'a enlevé trois calculs aux reins. Et comme l'on n'a trouvé sur moi aucune autre adresse que celle du pasteur Michel Schulz qui m'avait in­vité à manger, c'est à lui qu'on a téléphoné. Il est venu me voir avec son fils. Nous avons conversé, avec difficulté à cause de mon Français déficient. Puis il a proposé de prier avec moi. j'ai regardé alentour avec gêne, pour voir si quelqu'un pouvait nous entendre ou nous voir, avant d'accepter. Il a prié d'une manière extraordinaire, pour moi à l'époque, comme si Dieu était là dans la chambre, au pied de mon lit. Puis il m'a dit: « Bernard, si tu as un problème, appelle-moi. »       


Le plus fort des témoignages   


 Peu après être sorti de l'hôpital, je me sentais moralement au plus mal. Le fait d'être à la rue constitue un premier obstacle aux relations avec les gens... et s'y ajoutait pour moi celui de la langue. Si bien qu'on peut être vraiment seul dans une grande foule.      À l’époque, je ne savais pas où aller. Aujourd'hui je le sais.      J'étais entré dans des églises catholiques, protestantes... où j'avais reçu beaucoup de bonnes paroles. J'ai donc téléphoné au pasteur Michel Schulz... il avait quatre jeunes enfants, et sa femme et lui hébergeaient déjà une jeune fille, mais je pouvais venir pour huit jours. Il est venu me chercher en voiture, est allé près de la gare prendre mes dernières hardes, et m'a installé un petit lit pliant dans son propre bureau, au 5éme étage d'un H.L.M...      Il ne m'a pas beaucoup parlé de l'amour du prochain, mais il me l'a démontré en actes. Et c'est ce témoignage-Ià qui est le plus fort.      Je ne suis pas resté huit jours, mais des mois. Je me suis converti à Jésus-Christ en novembre 1986, et j'ai été baptisé le 15 mars 1987. j'ai retrouvé un travail, à la chaîne, chez un constructeur automobile. j'avais depuis longtemps perdu l'envie d'avoir une place brillante... Ce frère pasteur m'a aussi appris autre chose: à chercher les réponses à mes  questions  dans la Bible. Il ne me disait jamais: « fais ceci ou cela » mais : «  regarde dans la Bible, c'est écrit». Puis j'ai pu trouver un petit appartement. J'étais devenu comme l'un des leurs. Je crois qu'il avait vu que j'étais sérieux...      J'avais une telle soif de Dieu que j'allais partout où se tenaient des réunions. Avec un frère en Christ d'origine centrafricaine, je me suis bientôt mis à tenir un stand biblique. Nous allions partout parler de Dieu grâce à la petite voiture qu'une sœur du Puy-de-Dôme m'avait donnée. J'ai vu disparaître de ma vie toutes les difficultés, psychologiques et autres, qui s'étaient accumulées au cours des années. Ma vie se reconstruisait!  


«Je ne te reconnais plus! »m’a dit ma mère…  


 J'ai donc voulu fonder un foyer, car je me trouvais seul. Et Dieu m'a gardé et conduit en cela. J'ai rencontré une jeune femme française, ayant vécu au Cameroun, d'où elle avait dû rentrer en chaise roulante, après avoir été handicapée à la suite d 'une chute dans son enfance. .. Elle souffrait à l’époque où nous nous sommes connus, d'un mal semblable à l'épilepsie, mais différent, et pouvait tomber jusqu'à 30 fois par jour. Elle s'est convertie peu avant d'être rapatriée. Nous nous sommes mariés en décembre 1988. Une de mes plus grandes joies a été de pouvoir reprendre contact avec mes parents, après une dizaine d'années de séparation totale. Ils m’avaient déshérité..., mais je leur ai un jour téléphoné et ils m'ont dit que je pouvais venir. Nous sommes partis, ma femme et moi. J'étais bouleversé de les revoir après toutes ces années... Au moment où nous arrêtions notre vieille Ford Taunus devant leur maison, j'ai vu les stores bouger. Ils m'ont dit plus tard qu'ils s'étaient attendus à voir sortir une sorte de hippie aux cheveux longs...      Passés les premiers moments, ma mère m'a dit: « Je ne te reconnais plus : tu ne bois plus, tu ne fumes plus, ton langage a changé...» Ma femme et mes parents sont devenus les plus proches des amis. Et chaque fois que nous sommes retournés là-bas, nous avons vécu des moments merveilleux. Mes relations avec mes parents sont devenues beaucoup plus fortes depuis que je me suis tourné vers Dieu! Mon père est aujourd'hui décédé, mais ma mère aussi. Il faut que je précise aussi que j'ai été arrêté à la frontière allemande lors d’un voyage, Car, avant de partir d'Allemagne des années auparavant  j'avais été condamné à deux mois de prison préventive pour une affaire de fisc, puis j'avais quitté le pays...      Mais, après ces années, je ne comprenais pas pourquoi on m'arrêtait ainsi. En réalité, c'était toujours la même affaire. J'ai donc été incarcéré pendant assez longtemps: il fallait ressortir tout le dossier, faire des recherches, des vérifications sur ma domiciliation en France...     J'ai été transféré de prison en prison, jusqu'à celle de Cologne, avant que toute cette affaire soit classée.     Mais cela a été une merveilleuse occasion pour témoigner du Christ aux prisonniers!   


Dieu m'a rendu tout ce que Satan m'avait pris.   


 Je ne peux raconter toutes les grâces que le Seigneur nous a faites, mais je veux dire encore que moi-même et ma femme avons été guéris: ma femme, pour qui nous avons beaucoup prié, ne tombe plus aujour­d'hui, sauf en cas d'extrême fatigue. Elle qui est arrivée en chaise roulante a pu faire du vélo, courir...! Elle confectionne tous mes vêtements, jardine, travaille chez un particulier... C'est incroyable! Nous avons vu beaucoup de miracles!     Dieu m'a rendu tout ce que Satan m'avait pris.     Je ne suis pas très riche depuis que je connais le Seigneur, c'est peu dire, mais il a toujours pourvu extraordinairement à nos besoins quotidiens. Il nous est arrivé de ne plus avoir un franc en poche pour acheter un morceau de pain... et c'est à ces moments-là que surgissaient des frères et soeurs, nous apportant de tout, y compris du foie gras! Le Seigneur nous a littéralement donné une maison, car nous voulions déménager pour nous rapprocher de l'église tzigane où nous allions. J'étais au chômage à ce moment-là, et donc dans l'impossibilité d'obtenir un crédit. Mais la propriétaire nous a laissé un terrain de deux hectares pour une « bouchée de pain », tout en nous permettant de l'occuper immé­diatement ! Notre ancien propriétaire nous a avancé les « frais de notaire », que nous avons vite remboursés. Et des frères gitans nous ont donné un mobil home! Petit à petit nous avons construit une petite maison en bois, grâce à la mairie de la commune, qui a écrit à la D.D.E. en notre faveur et a fait paraître un article dans la presse pour que nous puissions habiter là, sur ce terrain agricole! Ce lieu est pour moi un « petit coin de paradis» où des frères et soeurs viennent parfois se ressourcer. J'ai trouvé, à cause de ma taille, un emploi dans des services de sécu­rité. Ce n'est pas facile, parce qu'on me met toujours là où les risques sont les plus grands. Je ne veux pas me battre, parce que je suis chré­tien... mais même les moments les plus tendus, dans les zones les plus mal famées, face à des trafiquants de drogue couteau en main, se sont bien terminés. Dieu veille ! Et je peux rendre témoignage à Jésus-Christ.      Mes frères tziganes m'ont appris beaucoup de choses.   


II faut  « ajouter de la vie à nos années...»   


 Depuis quelques années, je sens que le Seigneur m'appelle à entrer dans un service pour annoncer l'Evangile dans cette région où je suis, et qui ne compte aucune église évangélique à des dizaines de kilomètres à la ronde. J'ai été un peu lent à le réaliser, à le croire, mais Dieu a insisté.     Je tiens aussi à parler, même si c'est brièvement, du Centre Mission­naire de Carhaix, en Bretagne. Nous y sommes venus participer à des retraites spirituelles depuis six ans, avec prudence la première fois, parce qu'il y a des lieux de  «  retraites spirituelles » où celles-ci sont un paravent à des sollicitations financières. Le masque est beau, mais la réalité l'est moins quand on gratte un peu... L’accueil que nous avons reçu au Centre Missionnaire de Carhaix, les bénédictions spirituelles... m'ont fait penser que c'était trop beau pour être vrai, car je n'avais pas encore trouvé une oeuvre où paroles et actes s'accordent jusque dans les détails.     Avant de venir la deuxième fois, je me suis dit que j'allais voir s'il s'agissait la première fois de circonstances favorables...     Mais j'ai encore été séduit. Et depuis lors, je me régale à chaque fois!     On joue trop avec Dieu aujourd'hui dans les églises. On prend trop de « libertés » avec Sa Parole. Et cela devient grave. On fait trop de spectacles, de fêtes, de théâtre... Jésus aurait pu le faire aussi, mais il a dit: «Toi, viens et suis-moi». II y aurait tant de choses à évoquer pour rendre témoignage et gloire à Dieu, pour tout ce qu'Il fait dans ma vie, toutes les expériences que j'ai faites! J'ai vécu une enfance dorée - nous avions nurse et femme de ménage à la maison - une jeunesse riche, fréquentant des milieux très bourgeois; puis j'ai vécu en clochard... Je sais ce que signifie avoir assez, et n'avoir rien ! Il ne s'agit pas d'ajouter des années à notre vie, mais de la vie à nos années, comme on le dit. Et c'est aussi vrai spirituellement .


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Ce témoignage a été écrit il y a bien des années. Aujourd’hui en mars 2013 je veux ajouter ce qui est arrivé après.Il faut dire aussi, que je raconte seulement les grands traits car sinon ce serais devenu un livre. Tellement le Seigneur Jésus a remplit et enrichi notre vie. Après ces événements, j’ai fait connaissance avec Jean Bikoumou, un apôtre, venu de Congo Brazzaville en France. Grace à lui, j’ai fais des études avec ma femme, et mon appel de Dieu est devenu réalité. Il m’a consacré au ministère de pasteur le 28 aout 2004 à l’église EPAC à Cenon. Aujourd’hui, je suis pasteur d’une église de maison, tous nos enfants appartiennent au Seigneur et SA grâce est sur nous.Ma prière est, qu’il nous garde petit et humble et que nous pouvons, avec nos frères et sœurs, marcher fidèlement sur le chemin de la sanctification. Merci à tous et à toutes, qui m’ont aidés, supportés, parfois freinés, parfois poussés,  mais toujours dirigés avec beaucoup d’amour dans la direction de Dieu.Beaucoup d’autres témoignages vont suivre, car le Seigneur a fait des grandes choses dans notre vie.A lui soit toute la gloire, la puissance et l’honneur, au siècle des siècles, Amen !


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Temoignage d'Yvette Broese


Je suis née dans une famille catholique pratiquante, j'allais dans une école privée où il y avait l'enseignement religieux , c'était la matière que je préférais le plus.


A l’age de seize ans il y a eu dans la boite aux lettres un avis de passage de missionnaire, on n'a pas cherché d’où il venait mais dans mon esprit le mot missionnaire veut dire parler de Jésus et mon cœur était dans la joie.

Nous l'avons écouté puis suivi à leur réunion, c'était des mormons. (avec le recul, je vois combien Dieu m’a gardé ).


J'ai donc passé toute ma jeunesse chez les mormons ou je me plaisais, mais cela ne m’a pas empêché de vivre dans le péché.

Me sentant sale, je ne voulais plus aller à l’église car c'était pour moi un lieu saint, c'est ainsi que j'allais d'échec en échec .


Je voulais me marier avec un mormon comme on me l'à enseigné pendant des années, ce qui à été fait et je tombé enceinte aussitôt.

Cet homme c'est avéré par la suite un véritable escroc, menteur, et fainéant, ma vie commençais très mal et je n'ai à aucun moment chercher l'appuie de Dieu, cela nous étais pas enseigné, quand je fut enceinte de mon deuxième enfant, nous nous somme séparé je me suis mis en ménage avec un autre camerounais, et là c’était un homme qui travaillait beaucoup mais qui buvait, me trompait et me battait, c'était à nouveau l'horreur, avec des hauts et des bas, j'ai eu mon troisième enfant, quand il à eu trois ans, son père est rentrait au pays, je devais le rejoindre deux années après pensant que chez lui, çà serais beaucoup mieux.


Nous sommes partis au Cameroun, au début, tout allais bien, mais bien vite, le naturel à repris le dessus. J'avais aussi une belle-mère et cinq belles-sœurs qui ne m'aimaient pas et qui étaient très méchantes.


C'est quand j'arrive au fond du gouffre, que Dieu intervient, un beau jour qu'il y avait une réunion, je les entendais chanter des cantiques, vue que notre maison était à coté, je savais aussi qu'ils priaient, mais on ne m'invitais jamais.

D'autre part, je me voyais mal priais avec eux alors qu'il y avait de la mésentente et de la méchanceté.

Alors j'ai fais cette prière, Seigneur, si tu veux que j'y aille, que la personne qui est très méchante avec moi m'invite.

Le lendemain elle m’a invitée en passant par ma fille, c'est comme cela que j'ai entendue l'évangile.

On nous faisait lire des passages dans la Bible et je me souvient qu'en lisant j'ai éclatée en sanglot.

Par la suite je suis allée à l'église le dimanche avec mes enfants, j’étais très touchée par la parole, à la fin du culte on à fait un appel pour ceux qui veulent donner leur cœur à Jésus, je me suis levée et je me suis inscris pour le baptême

jusqu'à ce jour je ne regrette rien.


Les complications ont commencées à partir de ce jour, je devais choisir entre Dieu et mon compagnon, mais ma préférence étais pour mon Dieu, ensuite c’était des privations comme,  si tu as besoin d'argent demande à ton Dieu.

Je ne disais rien et supportais même les méchancetés de la belle -mère, car pour eux j'étais la femme blanche et ils n'avaient rien à faire avec moi, c'était leur propres paroles.


Pendant un temps mon compagnon partait du vendredi après le travail jusqu'au lundi matin, je ne disais rien, c'est pourquoi ne trouvant aucun motif pour me mettre dehors, pendant que j'étais au travail, il mit les valises sur le lit et dit aux enfants « quand je reviens, il faut qu'on soient partis »


Quand il est entré dans la nuit, nous étions encore en train de dormir, faché, il part au travail , en fermant la cuisine à clef.


Je suis donc allé au consulat qui nous à mis à la procure catholique, le temps qu'ils reçoivent les billets d'avions par la valise diplomatique, c'est à ce moment là que j'attrape le paludisme, je ne pouvais plus manger, avec une énorme fièvre, jusqu'au convulsion, je pensais que j'allais mourir, le pasteur est venu et m’a emmené à l’hôpital ou on m'a fait une injection, mais je ne tenais plus debout.


Quand ce fut le jour du départ, on a refusé de me prendre dans l'avion, il voulait un certificat médical, car je ne pesais plus que quarante sept kilos, et vraiment pas belle à voir.

Je suis arrivée dans un fauteuil roulant, car mon corps refusait de marcher, je le désirais mais chaque fois je tombais.

Je suis allé à l’hôpital mais je suis sortis tel que j'étais entré.

Maintenant j'étais chez maman, (papa est décédé le jour où je me suis retrouvé à la rue).

C'est là que dans le jardin , avec l'aide de mon Dieu j'ai réappris à marcher, tout d'abord assise sur une chaise de camping, quand je me levais pour faire quelques pas, je levais le siège avec moi, mais au bout de trois pas je devais me rasseoir. Plus tard je faisais les courses en me tenant au caddy, c’était mon appuie, je ne pouvais pas marcher seule, je continuer à aller à l'église et je m'appuyais sur les promesses de mon Dieu.



Deux ans après mon retour je pouvais marcher seule dans la maison et dans le jardin, pour le reste, j'avais peur et la peur provoquais des chutes.


Dans cette période, Dieu a répondu à une de mes attentes, je désirais refaire ma vie, avoir un mari qui m'aime et sur lequel je peux m'appuyer, et surtout qu'il soit chrétien.


Un jour j'ai demandé à la femme du pasteur, un verset biblique, pour mettre sur un tableau, elle m'écrit sur un bout de papier « fait de l’Éternel tes délices, il te donnera ce que ton cœur désire. » j'ai glissé ce papier dans ma bible.

Le lendemain matin avant même de me lever, le papier étais sous mes yeux sur la moquette, il avait glissait de ma bible, mais quand je l'ai vue, on aurais dit qu'il était en or, et il m' a touché au plus profond de moi, J'ai dit au Seigneur, j'ai compris c'est toi qui fera tout. Car je veux faire de toi mes délices.


Je me suis engagé encore plus dans l'église , et sans le savoir, c'est un frère que je prenais pour l’emmener au culte, qui m'a présenté celui qui allait devenir mon mari.


Je me souviens que beaucoup de personnes m’ont découragé, mais ma réponse était que Dieu est capable de tourner le cœur d'un chrétien vers moi.


Merci Seigneur pour ta fidélité, je veux t'aimer toujours.